Le
cimetière de Passy a ouvert ses portes le 20 septembre 1820.
Avec
une superficie infèrieure à 2 hectares,
il se déploie tel un jardin en terrasse, au dessus de la place du Trocadéro,
planté d'une centaine d'arbres, essentiellement des marronniers.
On
y accède par une porte monumentale flanquée d'un pavillon d'accueil,
oeuvres de l'architecte Berger et datant de 1934.
Le pavillon est orné de trois bas reliefs dus au sculpteur Janthial
(1935).
Le cimetière actuel remplace l'ancien cimetière communal de Passy qui
s'étendait,
jusqu'à sa fermeture en 1802 pour des raisons de salubrité,
le long des numéros impairs de la rue Lekain.
Installé
sur un terrain donné par un certain Bonneau,
le second cimetière de Passy atteignait à peine 9 ares, à l'origine.
Sa surface actuelle est le fruit d'agrandissements successifs
qui se sont échelonnés jusqu'en 1860, date à laquelle il fut annexé
à la capitale.
"Petit mais bien fréquenté", telle pourrait être la devise du cimetière
de Passy qui,
de toutes les nécropoles parisiennes, possède sans aucun doute
la plus forte proportion de personnalité au mètre carré.
Par ailleurs, il traduit bien l'aspect cossu et soigné des beaux quartiers
de l'ouest de la capitale, au centre desquels il est s'inscrit.
Ici,
parmi les 2600 tombes, toutes plus ou moins monumentales,
de nombreux artistes voisinent avec les grands noms de l'aristocratie,
de la finance, de l'industrie et de la politique. |