Le
Cimetière du Dieweg, est l’un des lieux les plus insolites
de la capitale.
Comme c’est
le cas de plusieurs cimetières bruxellois, sa création
fait suite à la terrible épidémie de choléra
qu’a subi la ville en 1866. Installé le long de l’ancien
chemin du Dieweg, son terrain en pente, qui occupe le versant nord de
la vallée du Geleytsbeek, offre une perspective vers la forêt
de Soignes. L’expansion démographique et la fermeture des
cimetières Saint-Job (1871) et Saint-Pierre (1876) ont pour conséquence
sa rapide saturation, qui contraint les autorités à ouvrir
le nouveau cimetière du Verrewinkel en 1945. Dès
lors, les inhumations au Dieweg se font rares et il sera totalement
désaffecté en 1958.
Peu entretenu,
le cimetière se métamorphose lentement. Les ferronneries
commencent à rouiller, les monuments tombent en ruine. La végétation
envahit les allées et les tombes, jusqu’à en recouvrir
entièrement une bonne partie. Aujourd’hui il est devenu
le refuge d’une incroyable diversité botanique, qui attire
insectes, oiseaux et rongeurs. On a pu compter plus de deux cents espèces
de plantes sur une superficie de moins de trois hectares.
Ce mariage de l’architecture
et de la nature, de la pierre et du végétal dégage
une atmosphère fortement romantique. Certains coins du cimetière
procurent l’impression de se promener au sein d’une forêt
recouvrant les vestiges de quelques civilisations antiques. Du feuillage
émergent des éléments de décorations funéraires,
des pièces de ferronnerie, des médaillons où l’on
distingue des visages, des morceaux de dalles sur lesquels on déchiffre
encore des mots souvent répétés : éternels
et perpétuité.
Le patrimoine funéraire
monumental et décoratif des sépultures de la bourgeoisie
uccloise de l’époque est important. D’impressionnants
monuments abritent les sépultures des familles des banquiers
Lambert et Allard, des brasseurs Herinckx, de ministres, échevins
ou bourgmestres dans différents styles, néogothique, néoclassique,
art nouveau, etc. On
y trouve également les tombes des architectes Jean-Pierre Cluysenaar
et Paul Hankar, ainsi que celle de la féministe Isabelle
Une autre particularité
du Dieweg est d’abriter un important cimetière juif ashkénaze,
dont les pensionnaires sont originaires d’une quinzaine de pays
différents et dont les épitaphes et les symboles gravés
ont fait l’objet d’études.
Depuis la fermeture
du cimetière, l’une ou l’autre inhumation annuelle
a encore lieu, généralement dans des caveaux de familles
existants, ou exceptionnellement par dérogation spéciale
dont ont pu bénéficier Georges Rémi (alias Hergé)
ou le violoniste Philippe Hirshhorn, lauréat du Concours Reine
Élisabeth en 1967.
L'essemble du site
est classé depuis 1997.

Il est situé
dans le vieux Uccle, tout près du parc de Wolvendael,
ce qui signifie « Val des Loups ».

Tél
: 02 374 17 50

Ouvert de
8 à 16 h tous les jours.
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| Le Cimetière
de la commune d'Ixelles, situé dans les quartiers du sud de Bruxelles,
est l'un des plus importants cimetières de Belgique par le patrimoine
funéraire qu'il contient et le nombre de personnalités artistiques,
scientifiques, politiques ou militaires qui y sont inhumées..
On parle également du Cimetière d'Ixelles pour désigner
le quartier qui l'entoure et qui compte de nombreux cafés et
restaurants estudiantins. Il est en effet situé entre les deux
principaux campus de l'Université Libre de Bruxelles (le Solbosch
et La Plaine).
Le terrain vaste d’environ cinq hectares est entouré d’un
mur de briques d’une longueur de 800 mètres. L’entrée
placée à l’angle mène à un premier
rond-point entouré de sépultures de notables, à
partir duquel rayonnent les allées plantées de cyprès.
Plus loin, un second rond-point est entouré de monuments funéraires
de militaires haut gradés ou fils de bonnes familles, tombés
lors de la première Guerre mondiale, contrastant avec l’austérité
du Reposoir des Martyrs, gardé par quatre statues guerrières,
qui abrite les tombes des soldats moins fortunés.
Les nouveaux quartiers d’Ixelles, des environs de l’avenue
Louise, des étangs d’Ixelles ou du Solbosch attirent une
population bourgeoise prospère qui quitte le centre ville. Pour
l’érection de leurs monuments funéraires, ils font
appel aux architectes et sculpteurs les plus réputés de
l’époque. Parmi eux, Victor Horta ou Constantin Meunier,
qui plus tard seront à leur tour inhumés à Ixelles.
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