LE
CIMETIERE DES CAPUCINS |
| Le plus ancien
des cimetières de la ville date de 1792, il remplaçait
la multitude de cimetières qui entouraient avant la Révolution
chaque Eglise de la ville.
A lui seul, il mérite le déplacement, par la qualité
des sculptures qui surmontent les tombes anciennes. C'est aussi le cimetière
des personnalités locales et des grandes familles de Bourges.
On trouve au hasard d'une promenade, la tombe de Paul Adrien Bourdaloue,
en forme de pyramide pour évoquer son épopée industrielle
en Egypte lors du creusement du canal de Suez. C'est là que demeure
à jamais Michel de Bourges, " l'ami " de Georges Sand,
ou encore le colonel Leclerc, que Napoléon taquinera la veille
d'Auzterlitz. Une colonne trône à l'entrée du cimetière,
elle paraît bien mystérieuse alors qu'en bordure d'une
allée, une sculpture de Rodin est discrètement placée
sur une tombe du début du siècle. Quant au tombeau de
la famille Villatte, c'est un des fils, Torello, qui exécutera
le buste de son père Jean Baptiste au-dessus de l'édifice.
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| LE CIMETIERE SAINT
LAZARE |
Après la
guerre, entre les morts du conflit et ceux emportés par la grippe
espagnole, on se préoccupa des cimetières de la Ville
et de leur extension. Le cimetière Saint-Lazare ne comprenait
que la partie basse, et depuis 1871, un projet d'extension avait été
étudié. Ce n'est qu'à partir de 1908 que ce projet
commença à se réaliser. Pendant la période
de 1914 à 1918 , il fut effectivement agrandit avec 8 massifs
et 1284 fosses pour l'inhumation des militaires français, alors
que 56 fosses étaient nécessaires pour les soldats allemands.
Il est à noter qu'une espionne repose à Saint-Lazare,
dans une fosse isolée : il s'agit de Ottlie Woss, fusillée
à Bourges en 1915 à la suite de la condamnation par le
Conseil de Guerre..
Il est situé
près de l'ancienne Ladrerie, sur la butte d'Archelet, en bordure
de la voix ferrée. C'est le second cimetière de Bourges,
après celui des Capucins. Il date de 1836 année des premières
inhumations.
A l'origine, il ne possédait que 5 massifs sur près de
3 hectares.
Plus tard, un second cimetière Saint-Lazare sera construit par
agrandissements successifs dont 4 hectares en 1908.
C'est ainsi qu'il y aura Saint-Lazare du haut et Saint-Lazare du bas.
Chaque partie étant séparée par la route importante,
celle qui permet la jonction entre Bourges-Nord et la ville intra-muros.
Une floraison conséquente soustrait du regard la vue du cimetière
aux automobilistes. Deux maires importants sont inhumés, Henri
Laudier, premier magistrat de la ville entre 1919 et 1943 et plus récemment
Jacques Rimbaut, qui occupera ce fauteuil de 1977 à sa mort en
fonction en 1993.
Il abrita les " bois de justice " jusque vers 1872.
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| LE CIMETIERE DU LAUTIER |
L'autre cimetière
berruyer créé dans la première partie du XXe siècle
est celui du Lautier, avec un "t" et non un "d"
; il était à la sortie sud de Bourges, sur la route d'Issoudun.
Le projet remontait à 1907, et l'année suivante, après
l'acquisition des terrains, les premières fosses étaient
creusées. Avec le plus ancien cimetière de Bourges, celui
des Capucins, remarquable au plan artistique et historique, en 1920,
la ville de Bourges possédait trois grands cimetières.
Ce cimetière
fut réalisé avant la première guerre mondiale,
les tractations avec les différents propriétaires de terrains
furent faites rapidement et le Conseil municipal accepta le prix de
la vente pour 13 500 francs. (le 7 juin 1907)
Allées, murs,
ossuaire, magasins et pavillon du gardien furent réalisés
pour une somme de 65 000 francs. Les travaux se déroulèrent
dans le premier trimestre 1908 et le 1 er mai 1908, les inhumations
purent commencer. C'est en quelque sorte la date de naissance du cimetière
!
Il comprenait 5
massifs et 5435 fosses.
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| LE CIMETIERE DE PIGNOUX |
Le cimetière
de Pignoux est le tout dernier cimetière érigé
à Bourges.
En 1995 un crématorium
est installé dans ce cimetière, le seul dans la ville.
Il comprend aussi un colombarium ( daté de 1985) et pour suivre
la tendance de la fin du XX e siècle, il a un jardin d'urnes
funéraires depuis1998 avec 220 "mini-caveaux" chacun
pouvant recevoir 4 tombes
Désormais avec le jardin du souvenir d'une surface de 2160 mètres
carrés, qui permet de disperser les cendres des personnes qui
se sont fait incinérées (10% des morts à Bourges).
Il date d'août 2000.
Il est le seul qui
est encore extensible si le besoin s'en fait sentir. |
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