
Veuf de Julienne DELVAUX (1905 - 1976)
Nicolas THIOUX, machiniste à la SNCB pendant 40 ans, fut un condisciple
de G. Simenon, ayant fait partie de la m^me classe que lui, de la première
à la sixième année primaire à l'institut
Saint-André, rue de la Loi, à Liège.
Lors d'un retour à Liège, en 1952, Simenon revint dans
son ancienne école et, accompagné de ses anciens compagnons
de classe vint s'asseoir " sur nos anciens bancs qui n'étaient
plus guère à notre taille."
Thioux et Simenon étaient restés en relations épistolaires
et s'écrivaient régulièrement: c'est ainsi que
Simenon dira notamment dans une lettre datée du 9 novembre 1978:
" Je t'avoue que je n'ai chargé personne de l'entretien
de la tombe de ma mère pas plus que de celle de mon père,
car c'est en moi-même et non au cimetière que j'en garde
la mémoire" ( Fonds Simenon de l'Université de Liège).
C'est aussi en 1978 que Nicolas Thioux, accompagné de son fils
Jean, fera le voyage Fléron - Lausanne où ils seront reçu
très amicalement par le célèbre romancier, bien
que celui-ci ne fut pas averti de leur arrivée.
Nicolas Thioux, retraité, appréciait particulièrement
son jardin, où il cultivait... des édelweiss. - "Un
jour, racontait-il, j'ai acheté une bouture sur ( le marché
dominical de) la Batte, je me suis servi d'un mélange de terre
du plateau de Herve, de sable et de chaux. Chaque hiver, les fleurs
disparaissent, mais reviennent au printemps. Il leur arrive aussi de
pousser sous la neige."
Thioux est le boulanger de Bugne, dans Bergelon.
photo Simenon + Thioux Nicolas et Jean prise à Lausanne en 1978
( photo aimablement prêtée par Mr. Jean Thioux.)
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