DHOTEL André (1900-1991) |
Ecrivain |
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C'est
dans son village natal d'Attigny qu'André Dhôtel passe ses
six premières années. Il écrira les souvenirs de
cette époque dans Un jour viendra, en 1972. Le père d'André
Dhôtel est nommé en 1907 commissaire-priseur à Autun,
mais André reviendra pour les vacances dans ses Ardennes natales,
à Saint-Lambert. Il pratique l'école buissonière
et parcourt la région d'Autun, découvrant la nature, mais
regrettant sans cesse les paysages ardennais. Nommé surveillant dès novembre 1918 à Sainte-Barbe, en compagnie du futur chansonnier Raymond Souplex, il prépare en même temps une licence de philosophie. André Dhôtel effectue son service militaire de 1920 à 1923, avec les écrivains Georges Limbour, Roger Vitrac et Marcel Arland. Il fonde avec ce dernier la revue Aventure en 1921, et publie également l'unique numéro de le revue Dès. Il est nommé professeur à l'Institut supérieur d’études françaises d’Athènes en 1924, découvrant ainsi la Grèce pendant quatre années. Il revient en France à Béthune en 1928 et publie ses premiers textes poétiques. Nommé à Provins, il publie Campements, son premier roman, en 1930 et s'y marie, en 1932 avec la fille d'un négociant en vins, Suzanne Laurent. Leur fils François naît en 1933. De 1935 à 1938, en poste à Charolles, il est ensuite nommé à Valognes en Normandie. Il est mobilisé quelques temps en 1940. Professeur à Coulommiers en 1943, là où il finira sa carrière professionnelle, il publie presque chaque année un roman et crée la revue 84, en compagnie de Marcel Bisiaux, Jacques Brenner, Alfred Kern, Armen Lubin et Henri Thomas. Il fait la connaissance de Jean Follain en 1949, avec qui il restera ami jusqu'à la mort de ce dernier en 1971. C'est la consécration avec le prix Femina attribué en 1955 pour Le Pays où l'on n'arrive jamais, le prix de l'Académie française en 1974 et le Grand prix de littérature en 1975. |
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