| De La VALETTE Antoine (1769-1830) |
Homme politique |
DIVISION
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Son
père, limonadier, le destine d'abord à l'état ecclésiastique
mais il préfère rentrer dans l'étude d'un procureur,
afin de se préparer à la profession d'avocat au collège
d'Harcourt Après de bonnes études au , le jeune Antoine
devient secrétaire du bibliothécaire de Louis XVI. Favorable
aux idées de la Révolution, il se prononce en faveur en
faveur de la famille royale dans les journées des 5 et 6 octobre
1789, 20 juin et 10 août 1792 et s'oppose aux mouvements populaires Il s'engage alors dans l'armée et devient officier d'état-major du général Custine en l'an II, puis aide-de-camp de Baraguey d'Hilliers l'année suivante. Le général Napoléon Bonaparte, après la bataille d'Arcole en fait son aide-de-camp en remplacement de Muiron, tué lors de la bataille. Il assiste aux négociations des préliminaires de paix de Leoben en qualité de secrétaire ; puis, en l'an V, Bonaparte l'envoie à Paris étudier l'esprit public, afin de l'instruire des causes de la lutte qui venait d'éclater entre la majorité des conseils et le Directoire. Le Directoire ayant découvert le but de sa mission, voulut, par des menaces, le déterminer à lui livrer la correspondance de son général ; mais Lavalette préfére la brûler. Il était par ailleurs franc-maçon. Lavalette épouse le 22 avril 1798 Émilie de Beauharnais (1781-1855), nièce de Joséphine de Beauharnais. Un mois après, le jeune marié partit pour l'Égypte. Il revient en France avec Bonaparte peu avant coup d'État du 18 brumaire. En janvier 1800, il est envoyé en mission diplomatique en Saxe et en Hesse. Enfin, après avoir été successivement administrateur de la caisse d'amortissement, commissaire central (1801), puis directeur général des Postes (19 mars 1804), Lavalette est nommé peu après à la section de l'Intérieur du Conseil d'État. Il est également directeur du Cabinet noir, le bureau de la censure. Il est membre et commandeur de la Légion d'honneur, les 4 germinal et 25 prairial an XII, il fut élevé en 1808 au rang de comte de l'Empire, et le 30 juin 1811 à celui de grand officier de la Légion d'honneur. Lors de la Première Restauration, Lavalette participe à une conspiration menée par les généraux Drouet d'Erlon, et Lefebvre-Desnouettes. Le 20 mars 1815, apprenant le débarquement de Napoléon, Lavalette se présente à l'administration des postes et somme le directeur général Ferrand de se retirer. Napoléon s'est montré réservé à l'égard de sa démarche et a refusé de le faire ministre. Lavalette est arrêté chez lui le 9 juillet 1815 et est traduit devant la Cour d'assises pour conspiration et usurpation de fonctions, il est condamné à mort le 21 novembre 1815. Le 20 décembre, Émilie de Lavalette et sa fille rendent visite à leur mari et père. Lavalette parvient à tromper la surveillance des gardiens en mettant les habits de sa femme, qui reste dans la cellule, à sa place. Il quitte Paris le 8 janvier 1816 avec la complicité de trois officiers anglais : Bruce, Hutchinson et le général Robert Wilson. Il revêt l'uniforme britannique et gagne Mons, en Belgique. Puis Antoine de Lavalette se dirige seul vers la Bavière pays où il réside plusieurs années, avec la bienveillance d'Eugène de Beauharnais, d'Hortense, ses cousins, et du roi Maximilien. Gracié en 1822, il rentre à Paris où il retrouce son épouse, Émilie, qui a perdu la raison suite à la perte de son enfant et à sa détention. Lavalette, mort sans doute d'un cancer des poumons à Paris le 15 février 1830, vivait depuis son retour dans la plus profonde retraite. Il a laissé des Mémoires. |
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Le
Père Lachaise . Paris
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