
Dans
les cimetières parisiens, il est courant de voir sur des tombes des
inscriptions et des noms qui évoquent l’Iran, pays qui s’appelait
officiellement la Perse jusqu’en 1935.
Nombreux sont en effet les Iraniens, parfois éminents, enterrés
à Paris ou en banlieue parisienne.
Cette présence tient à l’établissement d’une communauté iranienne de plusieurs dizaines de milliers de personnes en région parisienne, surtout depuis une vingtaine d’années. La francophilie de la Perse est encore plus ancienne et date du milieu du 19ème siècle, avec l’arrivée dans ce pays de professeurs français enseignant (en langue française) dans le premier établissement universitaire créé à cette époque - le Dar al Fonoum, ainsi que de scientifiques venus découvrir le riche patrimoine de ce pays. Parallèlement, des Iraniens ont commencé à venir étudier en France. Plus tard, les vicissitudes politiques ont provoqué l’émigration en France (et dans d’autres pays d’Occident) de plusieurs vagues de personnes. Il s’agit souvent d’intellectuels, mais aussi de figures politiques, en général des personnes fuyant le régime du Shâh (avant 1979) ou la République Islamique (après 1979).
Les tombes d’Iraniens dans les cimetières parisiens présentent des caractéristiques récurrentes : une sobriété mêlée d’élégance : le noir est la couleur dominante ; la propreté !: presque toutes les tombes sont impeccables et régulièrement entretenues ; les inscriptions : les noms et fonctions sont souvent transcris en persan, accompagnés parfois d’extraits de poèmes dans une belle écriture stylisée. En revanche, le symbolisme musulman y est rare.
Les tombes et les cimetières jouent parfois un rôle très important dans la civilisation iranienne. Cela tient beaucoup à la religion dominante de l’Iran, à savoir l’islam chiite, dont un des fondements est la martyrologie autour des principaux successeurs du prophète Mohammad, c’est-à-dire son gendre Ali, et son petit-fils Hossein. Les mausolées de ces deux derniers ne sont cependant pas à en Iran, mais en Irak, respectivement à Nadjaf et à Kerbala. Plus généralement, les sépultures des 12 imams ayant succédé au prophète sont l’objet de pèlerinage, notamment celle du 8ème imam Rezâ à Mashhad.
Les morts de la période révolutionnaire et plus encore la guerre meurtrière contre l’Irak initiée par l’agression de Saddam HUSSEIN contre l’Iran en septembre 1980, ont également suscité dans les grandes villes du pays des cimetières des martyrs très visités, dont le plus connu est celui de Behesht-Zahra à Téhéran, près duquel se trouve par ailleurs le tombeau de l’âyatollâh Ruhollâh KHOMEINY.
Au-delà de cette dimension religieuse, les mausolées des grands poètes persans sont aussi des monuments très connus, comme ceux de Saadi et de Hâfez à Shirâz et celui de Khayyâm à Nishapour.
Pour
plus d’informations |
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Sur
les tombes et cimetières en général : |
«
Guide des tombes d’hommes célèbres » de
Bertrand BEYERN, Editions du Cherche-Midi. |
Sur
Sâdegh HEDAYAT et Gholâm Hossein SAEDI : |
«
Les lieux de culte au cimetière du Père-Lachaise »
de Michel DANSEL, Guy Tredaniel Editeur |
Sur
les Iraniens kurdes : |
Le
site internet de l’Institut Kurde de Paris, qui recense (avec l’emplacement exact) les tombes de Kurdes importants du Père-Lachaise, qu’ils soient Iraniens, Turcs ou Irakiens : http://www.institutkurde.org/diasp/perelacahaise/home.htm |
Sur
l’histoire contemporaine de l’Iran : |
«
L’Iran au XXème siècle » de Jean-Pierre DIGARD,
Bernard HOURCADE et Yann RICHARD, Edition Fayard |
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Remerciements -- Je tiens à remercier : |
Anahid,
sans qui je n’aurais jamais conçu ce parcours. |
Hassan
David ABBASSI, écrivain et historien, et animateur d’émissions
en français et en persan à la radio Ici et Maintenant
(95.2 FM à Paris), pour ses informations sur les tombes de MAZLOUMAN,
GHARABAGHI et FARHAD. |
Mme
GHARABAGHI, qui m’a indiqué l’emplacement de la sépulture
de son époux. |
Cette
sympathique famille iranienne rencontrée au Père-Lachaise,
qui m’a fait découvrir deux des tombes de ce parcours. |
Fred
et Sofi de www.lescimetieres.com, pour héberger ce parcours ! |

«
Une telle odeur de vin émanera de ma tombe,
Que les passants en seront enivrés.
Une telle sérénité entourera ma tombe,
Que les amants ne pourront s’en éloigner. »
Omar
KHAYYAM, poète, mathématicien et astronome persan (11ème-12ème
siècles)
Extraits des Roubâyâts (Quatrains)
(Traduction par Franz TOUSSAINT, Edition d’art Henri Piazza)
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Toute personne ayant connaissance d’autres personnalités iraniennes
(ou en lien avec l’Iran)
enterrées ou susceptibles d’être enterrées dans
un cimetière de la région parisienne
(ou d’ailleurs en France),
est invitée à l’indiquer en mettant un message dans le
forum de ce site.